'Aléria

Histoire

Aleria

 

Au VIe siècle av. J.-C., les échanges commerciaux s’intensifient en Méditerranée
entre l’Italie, les côtes françaises, ibériques et nord-africaines. En Corse, les populations autochtones maintiennent un mode de vie toujours tourné vers la
Préhistoire. Elles ne connaissent ni l’écriture, ni la monnaie et si leur société apparaît hiérarchisée, elle demeure de faible envergure, constituée essentiellement de petits
groupements familiaux. C’est pourquoi les historiens disent que la Corse entre dans l’Histoire à partir de l’arrivée des Phocéens en 565 av. J.-C. Dès lors, l’île s’ouvre
progressivement à l’ensemble du commerce méditerranéen et acquiert de nouvelles techniques. L’alphabet bien sûr, mais aussi le tour de potier ou bien encore la taille et
la greffe qui permettent désormais des plantations extensives de vignes et d’oliviers.
Les Phocéens, qui sont à l’origine des Grecs (Ioniens) installés sur la façade ouest de l’Asie Mineure au cours du IXe siècle av. J.-C., mènent une politique d’expansion
territoriale en Méditerranée afin de conquérir de nouveaux marchés. Ils fondent Massalia (Marseille) en 600 av. J.-C. puis Alalia en 565 av. J.-C. Ils souhaitent ainsi
développer le commerce du vin vers la Gaule celtique. Leur implantation en Corse indique une volonté de contrôler les principales voies de circulation maritime et conduit
à l’installation d’une nouvelle colonie. On estime la population d’Alalia à environ quelques centaines de familles phocéennes, auxquelles viennent s’adjoindre de nouveaux colons en 546 av. J.-C. lorsque les Phocéens sont chassés par les Perses. Peu à peu la ville se développe jusqu’à devenir une puissante base commerciale. Les
archéologues ont découvert une portion de rempart datant de cette époque. Malheureusement, les fouilles n’ont pas permis de mettre au jour les bâtiments de la
ville bâtie par les Phocéens mais on suppose qu’elle devait se tenir au niveau de la ville romaine, dans sa partie sud.
Le développement de la cité d’Alalia est de plus en plus ressenti comme une menace par les cités étrusques et carthaginoises implantées à proximité, en Toscane, en Sicile et en Sardaigne. Celles-ci décident alors de s’allier pour lui faire la guerre.

Ajouter un commentaire